L’intérêt du puits canadien (ou provençal) est de bénéficier, dans le cadre du renouvellement de l’air intérieur, de la stabilité thermique du sol quelque soit la saison. Ainsi en période hivernale, le puits canadien permettra de faire entrer un air "préchauffé" à l’intérieur du bâtiment. En été, au contraire le puits canadien permettra un "raffraîchissement" de l’air entrant.
Le facteur le plus influant quant aux performances attendues d’un puits canadien est probablement la nature du sol, plus celui-ci sera humide et/ou dense plus les échanges de calories seront facilités et inversement.
Selon le régime climatique auquel votre projet est soumis, les performances de ce type d’installation seront variables.
En été, le puits permet un rafraîchissement de manière plus "performante" qu’avec une climatisation dans la mesure où l’air "amené" est tempéré (pas de problème d’assèchement) qu’il n ’y a pas de liquide frigorigène et que la consommation électrique et facilement 10 fois inférieure.
La décision de mettre en œuvre un puits canadien ne doit pas être prise en vertu d’un "effet de mode" mais en fonction de critères tels que : l’amplitude thermique
- l’existence de période de canicule et leur durée
- l’inertie du bâtiment (celle-ci jouant sur la capacité à "absorber" les pics de chaleur – déphasage)
En hiver, le puits permet de contrebalancer une partie des déperditions thermiques imputables au renouvellement de l’air. La décision de mettre en œuvre un puits canadien ne doit pas être prise en vertu d’un "effet de mode" mais en fonction de critères tels que :
- L’amplitude thermique
- La durée de la période de chauffe
- Le type de chauffage et le mode de diffusion.
Les principaux éléments d’un puits canadien :
La prise d’air doit être à l’abri des intempéries et positionnée / protégée de telle sorte que les polluants, rongeurs, insectes n’accèdent pas à l’intérieur du bâtiment.
la canalisation dont le diamètre dépend du débit souhaité, ce dernier détermine (à travers le temps de passage de l’air dans le sol) la "qualité" de préchauffage/refroidissement de l’air entrant. On préférera toujours multiplier le nombre de bouches plutôt qu’augmenter le diamètre
Concernant la canalisation, quelques produits se "partagent" le marché :
- Gaine électrique "TPC" annelée, adaptée pour une mise en œuvre à 80 cm de profondeur (au-delà le risque d’écrasement et de perte d’étanchéité devient réellement important). Généralement on installe ce type de gaine dans un "lit" de sable ou argileux pour limiter les risques liés à la présence de pierres et améliorer les échanges.
- Les canalisation en béton /terre cuite etc. permettent de mieux "échanger" les calories. La mise en œuvre de ce type de canalisation est plus complexe en raison de contraintes techniques matériels (nombreux raccords, joints à effectuer…) sans parler du coût plus élevé du matériau.
- Les PEHD / Polypropylène rigides représentent un compromis intéressant entre les installations "béton" et "TPC" (rigidité et mise en œuvre proche de celle d’installations bétonnées, pour un coût somme toute inférieur).
- Le PE / Polypropylène en rouleau a très bonne presse, c’est l’un des produits les plus utilisés pour la réalisation de Puits Canadien.
- En revanche, l’usage du PVC est polémique dans de nombreux pays européens en raison de la composition du produit. L’usage en tant que gaine de puits canadien est ainsi fortement déconseillé.
Le siphon, permet d’évacuer les condensats présents dans la canalisation sans remettre en cause l’étanchéité et donc l’efficacité du système.
La trappe (intérieure) permet le contrôle / nettoyage de la canalisation
Le filtre, indispensable pour assurer l’entrée d’air non chargé en polluants Eventuellement une prise d’air direct + clapet, afin de schunter le puits canadien si besoin.