Isolation (rapportée) intérieure
Consiste à mettre en place / ajouter (dans le cas d’une réhabilitation) un complexe isolant en face interne du mur.
D’un coût réduit, ce type d’isolation est généralement facile à mettre en œuvre (exception faite du traitement des ouvrants qui sera difficile sans réduction des apports lumineux / changement des huisseries) ; il peut être réalisé en toute saison.
Le principal écueil tient au fait que cela n’agit en rien sur les "ponts thermiques" et implique nécessairement une réduction de la surface habitable utile.
Ce type d’isolation limite le bénéfice thermique lié à l’inertie des murs ; ce n’est pas un "bon point", sauf dans le cas d’une utilisation intermittente du bâtiment (montée en T° plus rapide). En effet, le complexe isolant (entre la structure et le volume chauffé) empêche l’accumulation de calories dans le mur, et donc la redistribution décalée de ces calories (déphasage).
Isolation (rapportée) extérieure
Le complexe isolant est mis en face externe du mur.
Le coût de ce type d’isolation est généralement plus élevé que celui d’une isolation intérieure et implique des démarches administratives en raison de la modification de l’aspect esthétique de la façade traitée.
Quatre points importants sont néanmoins à mettre au bénéfice de ce type de réalisation :
- Grandes performances d’isolation et suppression des ponts thermiques "dés l’origine".
- Aucun impact sur la surface habitable.
- Permet de réhabiliter la façade à l’occasion des travaux d’isolation et de protéger le mur des intempéries.
- Permet de conserver l’inertie du mur et de bénéficier ainsi d’un bon "volant thermique" et de réaliser par la même des économies de chauffage en hiver et d’accroître le confort d’été.
Attention, le fait d’isoler par l’extérieur réduit les possibilités de captation solaire ce qui doit être sérieusement considéré, notamment dans le cadre d’une construction / réhabilitation "bioclimatique". Enfin, une isolation par l’extérieur ne peut pas être réalisé en toute saison (notamment risque de gel ou de faïençage dans le cas d’enduit type chaux chanvre).
Isolation Répartie et assimilée
L’utilisation de ce terme ce rapporte ici au mode d’isolation où le complexe isolant fait partie intégrante de la structure porteuse, c’est-à-dire qu’il n’est pas surimposer sur une des face.
Le principal avantage de ce type d’isolation, surtout utilisée en construction neuve, réside dans le fait que le complexe isolant et la structure porteuse ne font qu’un.
Dans le cadre d’une construction, cela concerne principalement :
les briques types monomur ou syprorex
Le principal avantage de ce type d’isolation est lié au fait que les travaux de structure et d’isolation sont groupés, ainsi le surcoût d’une brique monomur ® par rapport à un complexe "parpaings + isolant + parement intérieur" n’est pas si élevé et sera bien plus durable (pas de risque de tassement ou de dégradation de l’isolant).
Cela permet la suppression totale (ou presque) des ponts thermiques
Cela n’a aucun impact sur la surface habitable
En revanche ces isolations sont légèrement plus coûteuses et nécessite une attention particulière lors de la mise en œuvre. Enfin, elles nécessite une énergie grise importante à la fabrication.
L’ossature bois
Le complexe isolant est à l’intérieur de la paroi ce qui permet, comme pour les briques alvéolaires, de ne pas influer sur la surface habitable. Une ossature bois permet en outre, de supprimer complètement les ponts thermiques.
Si l’on considère la rénovation, on peut considérer que la mise en place d’un isolant (type polystyrène par exemple) entre les parpaings et l’éventuelle briquette (ce qui s’est beaucoup fait dans les années 50-70) peut être considéré comme une isolation répartie mais c’est un peu galvaudé. Si ce type de mise en œuvre vous intéresse, veillez à ce que cela soit bien réaliser afin d’éviter tout problème de remontée d’humidité notamment.