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Démarche

La rénovation d’un bâtiment est un travail très inégal en fonction des projets et il n’existe pas de solution universelle. Toutefois, au moins deux règles doivent être suivies, quel que soit le projet :

  • réaliser un diagnostic de l’état général du bâtiment
  • définir s’il s’agit d’une construction conventionnelle ou traditionnelle.

Ces éléments sont déterminants, non seulement pour évaluer le budget nécessaire à la rénovation, mais aussi pour effectuer les choix techniques appropriés.

La réhabilitation

- La réhabilitation d’un bâtiment consiste souvent en la nécessité de refaire l’isolation. Cependant, dans le cas de travaux "lourds" (souhaités ou nécessaires) tels que réaffectation de l’usage des pièces, la modification des ouvrants..., il convient d’avoir une démarche un tant soit peu bioclimatique avant d’agir.
Pensez aux possibilités de capter les calories et la lumière au sud, à la nécessité de limiter les déperditions au nord...

- Refaire l’isolation vise à atteindre les mêmes objectifs, que l’on soit en construction conventionnelle ou traditionnelle à savoir :

  • minimiser les déperditions thermiques,
  • optimiser le confort (été comme hiver),
  • assurer la pérennité du bâtiment et des performances obtenues.

Isolation des parois opaques.

- Le principal risque lié à l’isolation du bâtiment est dû à la condensation possible dans les murs.

- L’air contient une certaine quantité de vapeur d’eau ; cette dernière dépend principalement de la température de l’air. Plus la température est élevée plus la quantité de vapeur est importante. Dans le même temps, l’air chaud exerce une pression atmosphérique plus élevée que celle de l’air froid.

- Si l’on se place dans une problématique hivernale (la maison est plus chaude), l’air chaud cherche le "point d’équilibre" avec l’air extérieur (plus froid) et "entraîne" avec lui la vapeur d’eau qu’il contient. Lors de son "trajet" vers l’extérieur, la température de l’air s’abaisse et sa capacité à "contenir" de l’eau aussi (point de saturation). Dès lors, la vapeur excédentaire condense à l’intérieur de la paroi, ce qui peut poser de sérieux problèmes quant à la pérennité du complexe isolant et de la structure (effritement, moisissures, déformation…).

- Dans les constructions "conventionnelles", la mise en place d’un pare-vapeur vise à empêcher l’entrée de la vapeur d’eau dans la paroi. Ce choix implique donc nécessairement de recourir à une VMC (Ventilation, mécanique contrôlée) afin d’évacuer le trop plein contenu dans l’air. Or, même si la mise en œuvre du pare-vapeur est correctement réalisée (ce qui est souvent un point délicat), le risque de défaut d’étanchéité est grand, notamment au niveau des "raccords techniques" (tels que jonction entre lé, raccords avec paroi...). Ainsi, la condensation se concentre sur ces "ponts de vapeur" et est aggravée par 2 phénomènes :

  • l’impossibilité, pour les condensas, de "repartir en arrière" à cause de la rupture de capillarité induite par la mise en œuvre du pare-vapeur ;
  • la superposition fréquentes des "ponts de vapeur" avec les ponts thermiques (en tant que zones froides de la paroi, ils accentuent le phénomène de condensation en un point donné).

- Les constructions intelligentes "jouent", quant à elles, la stratégie "perspirante".

Il s’agit d’exploiter le différentiel de performance des différents composants de la paroi.

- Le fait de recourir à des matériaux poreux, bénéficiant en outre de qualités hygroscopiques intéressantes, permet de laisser passer l’air de l’intérieur à l’extérieur de la maison en comptant uniquement sur le différentiel de pression entre l’air chaud (à l’intérieur) et l’air froid (à l’extérieur).

- Dans ce cas on ne recours pas à un pare-vapeur mais éventuellement à un "frein vapeur" (pas complètement imperméable) afin de laisser "respirer" la paroi. Le volume et la masse des murs permettent d’absorber la vapeur excédentaire, sans pour autant provoquer de dégradation du complexe isolant grâce à l’absence de pont de vapeur et de pont thermique (pas de concentration des condensas).

Pour que la paroi "respire" correctement, veiller à ce que la perméabilité à la vapeur des différents composants de la paroi soit dégressive de l’intérieur vers l’extérieur (afin que l’eau sorte plus vite du mur qu’elle n’entre).

Pour plus de précisions concernant l’isolation voir page "isolation"

Isolation des parois vitrées.

Nous nous focalisons souvent sur le changement des ouvrants (portes, fenêtres, baies vitrées) et sur les gains qu’ils induisent. Ceux-ci sont indiscutable mais doivent être relativisés compte tenu de la surface déperditive que représentent les ouvrants par rapports à la surface déperditive totale du bâtiment.

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