Les plaquettes sont le résultat d’un déchiquetage de divers sous-produits de la filière bois (soit en exploitation forestière, soit dans les industries de première ou seconde transformation).
La fabrication des plaquettes se déroule en plusieurs étapes :
- l’abattage
- le façonnage et le débardage
- le déchiquetage
La qualité de ce combustible « récent » se détermine par :
La granulométrie
Les plaquettes sont des bois coupés (par opposition aux broyats qui sont éclatés) et la découpe est franche. La granulométrie (taille des morceaux, forme des grains..) varie selon : l’humidité, l’essence du bois et les caractéristiques de la déchiqueteuse (type, usure et réglage des couteaux). On peut définir la taille des plaquettes à partir de trois cotes : longueur (L) dans le sens des fibres, largeur (l) et épaisseur (e). La première est définie par le réglage d’ouverture des couteaux et leur angle d’attaque, les deux autres dépendent de l’essence du bois, de son humidité et des systèmes d’éclatement et de criblage prévus dans la déchiqueteuse.
La granulométrie doit être adaptée aux dispositifs de transport des plaquettes et au foyer de la chaudière, pour des puissances « domestiques » (inférieures à 100 KW), elles doivent être relativement fines.
La masse volumique et le PCI
Le PCI (Pouvoir Calorifique Inférieur) est d’environ 4 kWh/kg, les plaquettes fines ont un coefficient de foisonnement compris entre 2 et 3.
Le but du jeu est d’obtenir une énergie en volume suffisante afin de réduire la taille du silo de stockage.
Un bois tendre de 500 kg / m3 de masse volumique 190 kg / m3 aura une énergie volumique de 740 kWh / m3
Un bois dur de 730 kg / m3 de masse volumique 280 kg / m3 aura une énergie volumique de 1 100 kWh / m3
L’humidité
Du fait de sa densité faible, sans commune mesure par rapport à une bûche, la plaquette séchera beaucoup plus vite, 2 3 mois suffisent.
Néanmoins, le stockage d’un combustible humide dans un silo peut entraîner une perte de matières et déboucher sur du compostage.
Le combustible est stable si son taux d’humidité n’excède pas 30 %.
Cette humidité peut-être contrôlée par :
- mesure à l’étuve
- mesure de la conductivité (sceau analyseur)
A 20% d’humidité, le PCI se monte à 4 kWh / kg
A 50%, 2,2 soit moitié moins !
Le stockage
Chez le fabricant, un stockage de quelques mois sous abri est organisé.
Chez l’utilisateur, deux solutions s’envisagent :
- la construction d’un silo (prévoir une ventilation)
- l’utilisation d’un hangar de pré-stockage et le chargement manuel d’une chaudière semi-automatique avec une trémie pour stocker 1 à 2 m3.
Aides financières
Aide financière du Conseil Général de Vaucluse pour l’installation d’une chaudière automatique à bois : 700€
Aide financière du Conseil Général de la Drôme pour l’installation d’une chaudière automatique à bois déchiqueté : 2500€
Eco-Prêt à taux Zéro dans la cadre d’un bouquet de travaux ou d’une amélioration globale des performances de l’habitat.
Pour les logements de plus de 2 ans, une TVA à taux réduit est applicable.
Vous pouvez obtenir des aides de l’ANAH (sous certaines conditions) pour des bâtiments de plus de 15 ans.
Pour plus de renseignements, contactez les conseillers Info->Energie du CEDER.