Le PTZ en résumé
- montant maximum : 30 000 euros
- taux : 0 %
- durée : 10 ans, avec une prolongation possible à 15 ans
- conditions sur les travaux à réaliser :
- délai de réalisation : 2 ans
- limitation à un prêt à 0% par logement
- prêt délivré uniquement par les banques partenaires
Objectifs visés : rénovation du parc des logements neufs et anciens conjuguée à la réduction des gaz à effet de serre.
Les objectifs de réduction de gaz à effet de serre pris par la France dans le cadre du protocole de Kyoto et plus récemment par le Grenelle de l’Environnement sont ambitieux. Ces incitations financières au moment où la crise se confirme seront-elles suffisantes pour répondre au réchauffement climatique ?
Financer sans frais des travaux d’économies d’énergie
Ce nouveau prêt aide à financer sans frais des travaux qui permettront de diviser la consommation de chauffage du logement par deux, sous réserve de choisir les bons travaux à réaliser.
L’éco-PTZ prévoit la réalisation d’un « bouquet de travaux ». Il porte à la fois sur l’étude thermique, les matériaux et leur installation. Il peut également financer une installation d’assainissement non collectif ne consommant pas d’énergie.
Pour mieux comprendre le dispositif : considérons un montant global de travaux d’environ 20 000 euros, cumulant éco-prêt-PTZ et crédit d’impôt, l’investissement sera amorti en environ 15 ans. Au-delà de 15 ans, les travaux n’auront rien coûté, et la consommation d’énergie aura pu être divisée par deux et le bien immobilier dispose d’une nette plus value en cas de revente. Par ailleurs, l’amortissement pourra être plus rapide avec la probable augmentation du coût de l’énergie.
Privilégions l’isolation :
Parmi les travaux financés, l’isolation est le premier poste à privilégier, en recherchant immédiatement, et au delà des exigences liées au prêt, à obtenir une isolation de haut niveau. Par exemple, pour une toiture, 30 cm d’isolant efficace présentent un surcoût négligeable par rapport au 20 cm demandés pour l’obtention de l’éco-PTZ, au vu de la faible fréquence des travaux et du coût de réfection. De même, pour les murs, il est préférable de prévoir dès le début 15 cm d’isolant au lieu de 10 cm habituellement préconisés. Le niveau de performance du bâtiment en sera fortement amélioré et le système de chauffage moins gourmand en énergie consommée.